L’écriture comme chemin

L’écriture comme chemin Mahigan Lepage, Le Dernier des Mahigan

« Le boustrophédon révèle une conception ancienne, archaïque même, de l’écriture comme chemin. De cette conception, l’idée de sujet est parfaitement absente [1] : c’est d’ailleurs la marche dubœuf et non celle de l’homme – du sujet pensant et parlant – qu’indique le mot. Idem pour le genre : ne sont pris en considération, dans le concept de boustrophédon, ni le contenu, ni la forme, mais la seule matérialité de l’écriture. Idem pour la fiction (et le roman) : le mot renvoie à une pratique toute terre à terre ; la division entre la sphère de la fiction et les autres sphères de l’expérience (Rancière) – entre écrire et labourer, en l’occurrence – n’a pas encore été instaurée. »